Dans cette élégante villa à l’atmosphère art déco, le repas s’ouvre sur des mises en bouche pétillantes mariant subtilement terroir et influences asiatiques. S’ensuit la fraîcheur d’une tomate au miso et sorbet basilic thaï, puis l’audace d’une langoustine au kimchi et cerise, dont l’intensité aromatique, parfois dominante, appelle à un juste équilibre. On épingle l’originalité du ‘chun juan’, délicat rouleau de printemps à partager avec sauce cacahuète, avant un tendre bœuf local garni d’aubergine confite et ail noir. Une cuisine inventive et pleine de personnalité, qui devrait gagner à plus d’équilibre avec le temps.